Description
Pourquoi un entrepreneur camerounais paie-t-il son crédit trois à dix fois plus cher qu’un Français ou un Vietnamien ?
Dans cet essai magistral d’économie politique du développement, Manissingan révèle la malédiction silencieuse qui frappe l’Afrique : le coût du capital. Alors que le continent affiche l’un des meilleurs taux de remboursement au monde pour ses infrastructures, il subit paradoxalement les taux d’intérêt les plus élevés de la planète.
À travers l’étude minutieuse du cas camerounais sur 66 ans (1960-2026), l’auteur démontre qu’avec une dette publique maîtrisée à 43 % du PIB — bien en deçà de nombreux pays développés —, le Cameroun emprunte à 9,5 % quand la France emprunte à 2 %. Résultat : en 2025, le service de la dette absorbe 37 % des recettes budgétaires, davantage que la santé et l’éducation réunies.
Ce n’est pas le niveau de la dette qui étrangle l’Afrique, c’est son coût et son rendement social. En comparant le Vietnam et le Rwanda à niveaux d’endettement égaux, en décortiquant les projets structurants camerounais (port de Kribi, barrage de Memve’ele, raffinerie SONARA, centrale de Nachtigal), Manissingan calcule méthodiquement le « dividende de la dette » perdu par l’Afrique et chiffre le surcoût historique imposé au développement du continent.
Rigoureux, sourcé, ni plaidoyer militant ni réquisitoire incendiaire, La malédiction du capital cher s’adresse au grand public éclairé, aux étudiants, chercheurs, décideurs politiques et à la diaspora africaine. Un essai qui démontre avec brio qu’en économie comme en politique, le prix de l’argent est un choix.
« Il est temps pour l’Afrique de faire un autre choix. »
Manissingan — Éditions EGS, 2026






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